Alaska fait fondre la glace!
Des retrouvailles que le public escomptait depuis longtemps
Il y a encore trois ans, le groupe Alaska était à l'aube d'une
très grande carrière mais des nuages sont venus encombrer cette belle région
musicale et l'aventure s'est soudain arrêtée.
Si Yannick Piron, directeur du parc départemental du Val
Joly, n'avait pas insisté autant pour accueillir le groupe exceptionnellement
reformé l'an dernier, les choses en seraient restées là, au grand dam des
amateurs de belles ballades. Cette occasion permis au groupe Alaska de sentir
un déclic. De là est née l'idée de reprendre la collaboration, de travailler de
nouvelles chansons, de préparer l'enregistrement d'un deuxième album et surtout
de reprendre les tournées. C'est ainsi qu'après une semaine passée en Corse, les
musiciens d'Alaska ont fait halte sur leurs terres cambrésiennes, vendredi
dernier dans un Excentric Café bondé. Et Hervé Parent, Jean-Marc Lobjeois, Roman
Metzner, Jimmy Crochet, Jack Ada et Danny Vriet n'ont pas déçu leur public. Non
seulement ils n'ont rien perdu de leur talent mais ces retrouvailles semblent
leur avoir donné des ailes.
Un merveilleux voyage
Des terres d'Evangeline à New Providence en passant par le
Manitoba, ce qu'ils chantent n'est qu'une histoire, mais c'est une sacrée belle
histoire. Et la voix chaleureuse d'Hervé Parent de raconter comment elle a
passé les frontières en tellement peu de temps. Et on comprend pourquoi elle a
drainé tant de fans. Des fans qui sont venus redécouvrir un monde fabuleux, celui
d'Alaska nouvelle formule. Des bayous de Louisiane, du temps où Jean-Marc se payait
une belle pair de boots, aux landes celtiques où flottent des parfums de
nostalgie, le groupe Alaska a bel et bien fait voyager son public. Pop, rock, country,
folk et même latino, leur musique semble imprégnée de l'influence et des
souvenirs de chacun. Aussi ont-ils souvent troqué leur guitare pour une flûte, un
violon, un dobro et un harmonica. Et le public de fermer les yeux et de se
laisser entraîner par-delà montagnes et forêts pour mieux écouter la longue
chaîne d'Alaska, celle des refrains qui balancent et des romances qui swinguent.
Nul doute qu'ils sont nombreux à attendre impatiemment la sortie du nouvel
album.
L'Observateur du Cambrésis
ALASKA
Leur musique est à
leur image : baladeuse et quelque peu nostalgique avec des rêves qui se
balancent au vent des partances.
« En quelques
années, Alaska a écumé les clubs d’Allemagne, d’Autriche et du Danemark » En 1994,
ils remportent le trophée Radio France de Périgueux. Un premier album, dès lors,
est en gestation. Trois semaines de complète autarcie, en Charente-Maritime, dans
une maison isolée transformée en studio d’enregistrement ; chacun définissant
son domaine musical en fonction des paroles écrites par Jean-Marc Lobjeois : des
histoires (en partie) autobiographique sur décors de grands espaces et de
sentiments vagabonds [cf. Chorus 16, p46].
« Paradoxalement, bien
que musiciens, on démarre presque toujours nos chansons par le texte. Ensuite, chacun
apporte sa coloration dans un ensemble qu'on pourrait définir de chanson
française pop folk… » La musique d'Alaska est un creuset d’influences où
prédominent les harmonies cajuns, le son de
Au printemps 1996,
Alaska s'est produit au festival de Louisiane à Lafayette, après avoir donné
une représentation au Magic Mirror lors du MIDEM à Cannes en janvier. L’occasion
d’insuffler la senteur des bayous à des ballades portées par les vents du Nord.
L’occasion aussi d’offrir quelques inédits à ce public « très demandeur, qui
suit les textes avec attention »
Alaska s’apprête à
nouveau à remplir les frigos… Bientôt, il s’isolera comme à son habitude dans
un refuge en forme d’igloo, afin de nous concocter un deuxième opus où il
contera d’autres histoires sans frontières.
Serge DILLAZ
source : CHORUS magazine.
ALASKA
Baladins d’outre-Rhin
Ceux qui estiment
encore que la « chanson française » ressemble aujourd’hui à une terre dépeuplée
en période de glaciation n’ont toujours pas écouté Alaska et leur premier album,
« Sally...Et Autres Histoires », Alaska n’est pas en fait un groupe français
comme un autre, mais « franco-allemand de dimension francophone ». Formé en 1988
à Bonn de la rencontre de trois potes musiciens bien de chez nous avec deux
collègues voisins d’Outre-Rhin, Alaska égrenne dès lors les petites salles et
autres pubs de teutonie et d’Europe ( Danemark, Suisse,
Autriche...) et séduit le public par sa sincérité à raconter de belles
histoires toutes simples sur des mélodies douces et mélancoliques.
En 1994, Alaska
décroche «
Les ballades
d’Alaska sont à l’image des déclarations du groupe : sincère et véritable. Car
même si la formation est aujourd’hui considérée comme un « espoir » de la
chanson française, cela n’influera en rien sur sa volonté de continuer à jouer
les plus belles balades folk qu’il soit, sur des
paroles qui parlent de la vie et de ses aléas. Tout simplement.
Pierre-Xavier Gaston
source : Télérama.